Nous y voilà:
"Nous ne pouvons, quoi qu'il en soit, poursuivre les baisses d'impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique. Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? À l'inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?"

Réduire le niveau de la dépense publique: doxa libérale (merci monsieur Milton Friedmann) s'il en est. Il récite bien ce qu'il a appris, puis intériorisé.
Bon petit soldat. À la solde, donc.

Supprimer des services publics trop chers?
Mais vous vous y employez, vous et vos prédécesseurs depuis que vous êtes le doigt sur la couture du pantalon devant la logique d'une Europe qui, pour maintenir sa compétitivité sur la scène internationale, exige des coupes sombres dans le budget des services publics (avec le dessein non formulé ainsi, quoique, de les privatiser peu à peu, après les avoir vidés de leur substance).

Supprimer certains services publics par rapport à leur utilité ? Mais quelle utilité? la santé? l'accès à la culture? le développement de la capacité à réfléchir, à discerner? une justice équitable? Quelle hypocrisie: la plupart des services publics sont exsangues et leur personnel épuisé.

Des besoins nouveaux de services publics?
Vous voulez dire: "comment écouter les véritables besoins des usagers de services publics démantelés?
Demandez aux familles des personnes décédées aux urgences, des soignants en burn out, des enseignants en dépression, des fonctionnaires à tous les niveaux au bord de l'implosion.

Comment les financer?
Euh...il me semble qu'on en a déjà parlé: prendre l'argent là où il s'évade. Mais ça, il faudrait avoir le courage d'entendre le cri des peuples, partout dans le monde, et de décider une fois pour toutes de faire la chasse aux évadés fiscaux, aux fraudeurs au grand pied au lieu d'aller traquer misérablement les quelques chômeurs, les malheureux bénéficiaires du rsa, et de désigner comme coupables idéaux, les étrangers et les migrants qui "mangent le pain des Français"

 

Encre Mauve le 16 janvier 2019