Et bien voilà: c'est clair.
Il nous est demandé noir sur blanc: " Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ? "
Si vous répondez celui-ci ou celui-là, vous tombez dans le panneau.
Car derrière il y a nécessairement la démolition progressive de telle ou telle fonction publique.
Envie de crever aux urgences? chez vous? (vous avez les moyens de vous offrir des soins privés?)
Envie de voir vos enfants dans des classes surchargées?(vous avez les moyens de les mettre dans des écoles privées?)
Envie de voir vos dossiers traités par un algorithme d'ordinateur dans la case duquel votre cas n'entrera qu'à force de raboter, de fournir des documents et des documents? (vous avez les moyens de le faire faire par un secrétaire ? ou de vous dispenser de respecter la loi malgré les amendes).

C'est pourtant simple: des sommes folles sont défiscalisées, chaque année, elles partent vers des paradis fiscaux (oh, pas loin, juste une frontière à franchir) et celles-ci, on n'y touche surtout pas.
Il y a danger en effet: la concurrence devient rude sur la scène internationale; c'est le moins disant en matière de coût qui étendra son empire, fût-ce au prix de surveiller chaque citoyen à l'aide de caméras à reconnaissance faciale à chaque carrefour, dans chaque commerce et même dans les salles de cours...
Voilà ce qui nous attend.
Ne nous leurrons pas. Ne nous laissons pas enfumer. Et surtout n'imaginons pas que le contingentement des migrants sera en quelque manière une solution aux problèmes, même avec des réductions d'impôts. Les hongrois sont dans la rue, pour l'avoir cru, faisant face à un recul sans précédent du droit du travail dans leur pays.

 

Encre Mauve, le 15 janvier 2019