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Ils ne parlent pas, seul l'homme a la parole...mais ils nous interpellent.
Nous? ceux qui ouvrent les yeux, qui acceptent de se laisser surprendre au détour d'un chemin, sur les sentiers qui serpentent, alors que s'apostrophent les geais dans la canopée.
Bien sûr, j'entends d'ici les esprits rationnels, pragmatiques: pfffff! quelle allumée! ce n'est que l'ombre portée de quelques feuilles masquant le soleil.
Oui, c'est aussi l'ombre portée etc.
Mais c'est un visage qui vous hèle, muet, alors que vous passez. Je l'ai vu, de loin, silencieux. J'aurais pu passer, remplie de mes pensées, de mes considérations. J'aurais pu.
Mais je me suis arrêtée: je l'ai photographié pour que vous le voyiez, pour qu'un jour, demain, dans une semaine, à votre tour, vous puissiez être appelés à votre tour, dans cette fraîcheur de l'enfant qui toujours s'émerveille, et qui n'attend qu'une chose: que vous lui redonniez une place dans vos vies.
Et tant pis pour les chagrins et les pisse vinaigre qui pourraient vous regarder d'un air condescendant.
Ce sont peut-être eux les cons descendant. Bien bas.

PS si vous ne le voyez pas, clignez un peu des yeux, prenez un peu de recul, vous le verrez. Assurément.