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Il était une fois une grenouille qui pataugeait dans une mare d'Eure et Loire.
Elle aimait fréquenter les clubs de boxe et rêvait d'en découdre.
Elle eut connaissance d'un jeune bovidé issu d'une famille bourgeoise.
Le jeune bovidé avait conquis une superbe génisse et filait avec elle le parfait amour.
Mais sous sa parure bovine, se cachait en vérité un loup aux dents longues. Un jeune loup en Somme.

La grenouille suivit la trajectoire de celui qu'elle prenait pour un bœuf, remplie d'admiration. Elle se montra, montra sa force, ses gros bras, ses talents de médiateur.
Au fil du temps, le jeune bovidé, devenu vache à lait en quelque sorte, lui accorda confiance, voiture de fonction, grade militaire, usant avec elle d'une mansuétude dont personne, mais personne, n'avait connaissance autour de lui- croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer- le propulsant même garde de son précieux corps sans que le vieux bœuf lyonnais n'y trouve à redire.
Il faut dire que des grenouilles, le vieux bœuf en avait vues tout au long de sa carrière ; vues puis plus vues, là puis plus là, car explosées en vol, à vouloir être aussi grosses que lui.

Et puis un jour notre grenouille, toute gonflée d'orgueil et de son importance, se parant impunément d'attributs auxquels elle ne pouvait prétendre, fut rattrapée, et par ses souvenirs de rings et par la technologie.
Au vu et au su de toute une toile constellée d'yeux écarquillés de découvrir ce qu'ils découvraient.

Le vieux bœuf lyonnais jura ses grands dieux, invoquant sa déesse tutélaire, la bien nommée Io (que l'on invoque fréquemment en banlieue d'ailleurs, mais c'est une autre histoire), prenant Io à témoin qu'il ne savait rien, mais rien ,et qu'il ne connaissait pas cette ridicule grenouille.
La grenouille, comme toutes les grenouilles qui veulent se faire aussi grosses que des bœufs, explosa en plein vol ; adieu veaux, vaches, cochons (qui s'en dédit).
Elle était là, elle ne fut plus là.

Elle éclaboussa au passage le jeune bovidé qui se vengea sur le vieux bœuf lyonnais qui avait été trop pleutre.
Et le peuple applaudit de ce grand moment télévisuel qui donna du piment à des vacances tant attendues....à défaut d'aller dans la rue demander que cessent ces pratiques du temps de La Fontaine

 

Encre Mauve