fées
Boucles du temps.
Passants de mon passé
Repassent dans ma vie.
Silhouettes embuées
De ces années silence.
Etrange ce cortège des ombres
Vivantes encore
Ramenant le passé au présent.

Le lierre s’enroule
Epouse la muraille
Les racines gonflées de la glycine
Ont soulevé la terre
Où jadis tu marchais
La tête dans les étoiles.
Des cris d’enfants s’élèvent :
L’à-venir est en route.
Impalpables les fils nous relient à jamais
Aux authentiques proches.
Les autres s'évaporent, rosée fugace
Envolée en nuée, destinée à muer.

Les colères à cheval sur la sauge sont montées
En fumée au grand ciel, évanescence grise.
Les notes de musique ont fini de secouer les murs
Un silence, une paix, une infinie caresse
Désormais papillonnent, ouvrant l’espace aux fées :
Elles s’en étaient allées au profond des forêts,
Il y avait trop de bruit et des querelles aussi.
Avec les mésanges, elles se sont installées
Aux branches du bouleau
Et dansent dans le soir
Sous les ors du couchant.

L’espace s’ouvre à nouveau:
Ils peuvent revenir ceux qui nous furent fidèles
Sous d’étranges habits que les absents revêtent pour rester
Près de nous, encore un peu, vivant dans nos mémoires
Encore à nos côtés, complicités subtiles bien au-delà des mots.

 

MC février 2016