terrehttps://www.youtube.com/watch?v=qlZITSZ_Iug
Noire la terre aux flancs dénudés.
Lourde et collante matrice.
Impudeur de ces entrailles travaillées par les vents de l’hiver, par ses pleurs glacés et ses nuits gelées.
Dans le silence, sous le tranchant de la lune en berceau de lumière, le cri des pierres.
Dans les larmes du jour figées en diamant, se mirent les étoiles.
Sauvage est le vent.

Les feuilles ne sont plus que sombres souvenirs.
Gémissements, grincements, les branches se courbent, désolées, leurs infimes rameaux au bord de défaillir.
Rien ne laisse plus d’espoir que chante un lendemain de joie et de danses de chairs mêlées.
Envie de se blottir dans le creux chaud d’un bras.
Soupirer d’un trop plein de tendresse.
Pas de mains en coupe pour l’accueillir.
La lancer au lointain et laisser le sel pour d’autres larmes, demain.
Ce soir, dormir.

Sauvage est le vent.
Chaude la voix.
La laisser en vagues renouvelées bercer les songes.
Douce la promesse au cœur de cette sombre nuit d’immobilité.
Marcher sur le fil des notes au-dessus de l’obscur, arc en ciel sonore entre hier et demain.
Avancer, funambule. Traverser le miroir. Aller à la source du feu, dans les entrailles du vent. Danser. Danser. Devenir flamme vive.
Et s’embraser de trop aimer.

Sauvage est le vent.

 

MC Janvier 2016