chemin d'orIls sont sales et usés les chemins de la terre.
Ils ont été souillés, et réduits en poussière
Par les hommes attirés par la lueur d’un feu
Dont les marées puissantes l’éloignaient sans fin d’eux.
Où se cache le rêve ? Où se terre la beauté ?
Les reins ceints de puissance sont maintenant courbés
L’espoir se violente en salle des marchés
Chaque heure, chaque seconde derrière l’écran bleuté
Des hordes débridées de zéros et de uns
Ont envahi nos vies comme autrefois les huns.

Se rejoue le combat chaque heure, chaque seconde
Au dedans de chaque homme, à chaque endroit du monde,
Plonger dans les enfers ou accéder au ciel
Faire couler le sang et répandre le fiel
Ou louer la lumière et s’enivrer de miel.
S’abaisser dans la fange ou vivre d’essentiel.
À chacun est le choix de vivre ou d’expirer
Car c’est mourir déjà que de ne plus aimer


Que renaisse le rêve, que brille la beauté
Que soient pavés d’or pur des chemins inventés
Pour restaurer en l’homme toute sa dignité
Pour que résonne clair le mot de liberté
Conjugué haut et fort avec l’égalité
Afin que naisse au monde une autre humanité
Unie sous la bannière de la fraternité.
Les rires des enfants, le soleil dans les prés
La couche des amants de tendresse inondée
La vie y serait douce et le temps si léger.

Se rejoue le combat chaque heure, chaque seconde
Au dedans de chaque homme, à chaque endroit du monde,
Plonger dans les enfers ou accéder au ciel
Faire couler le sang et répandre le fiel
Ou louer la lumière et s’enivrer de miel.
S’abaisser dans la fange ou vivre d’essentiel.
À chacun est le choix de vivre ou d’expirer
Car c’est mourir déjà que de ne plus aimer.

 

MC Janvier 2016